Qui suis-je ?

Bonjour à tous !

Je suis heureuse de vous accueillir sur mon blog où vous pouvez découvrir mes coups de cœur  et critiques du moment  qui traitent à la fois de cinéma, de musique,  de littérature, de mode… bref de tout ce qui suscite l’intérêt d’une vraie pipelette !

Prêt à entrer dans mon univers ?

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Poney Rose de Romain Le Vern : un ovni littéraire

 

Certains cinéphiles doivent trouver son  nom familier car avant de s’essayer à l’écriture, Romain Le Vern est connu en tant que journaliste, critique dans le Cinéma. On connaissait déjà sa plume aiguisée et avisée mais là, il nous vient avec un projet très novateur, Poney Rose.  Roman atypique qui traite de la solitude, de la peur de l’inconnu, de l’insatiable besoin d’amour et du « mal du siècle  » comme le décrivait si bien Musset, à travers différents portraits d’adolescents. Des histoires qui s’entrechoquent sous un fond fantastique et trash. Il y a Thomas qui peu à peu se laisse absorber par les mystères qui se trament dans sa résidence de banlieue, il y a l’inceste entre un frère et une soeur privés d’amour, qui se consolent en transgressant la morale bref un environnement empreint d’un malaise social, là où le chaos règne, où les parents abandonnent leurs enfants en pleine nuit, où les adolescents gangrénés par la même maladie ont peur des autres, où les virus ne connaissent pas de vaccins et où le poison de la mélancolie ne connaît aucun antidote.

Premier roman donc  très audacieux que j’ai découvert en format Kindle et qui m’a profondément marqué. Tout d’abord, l’histoire mélangeant le fantastique, le roman psychologique avec des moments trash, gores est vraiment intéressante. De plus, les histoires sont bien rythmées, le suspense est là et nous amène à ne pas lâcher le roman  d’une semelle, l’histoire des ses ados nous fait peur autant qu’elle nous captive. Il y a également un langage cru et une écriture que j’aime particulièrement, qui me fait penser aux romans de John Fante et de Bret Easton Ellis.

Cependant, seuls inconvénients mineurs de ce premier roman, c’est le fait qu’il soit beaucoup trop court et qu’il soit publié qu’en format kindle pour l’instant mais j ‘espère vivement que ce premier roman sera publié car rien que pour son originalité et son audace il le mérite. Enfin une vraie claque  ! Et même après avoir fini de le lire vous verrez il vous hantera très longtemps après.

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My week with Marilyn de Simon Curtis

Enfin ! L’un des films les plus attendus est arrivé dans nos salles ciné, My week with Marilyn. Avec ses nominations aux oscars, le golden globes décerné à l’actrice principale Michelle Williams on avait hâte de voir ce biopic de Marilyn, mythe, qui pour la première fois, est raconté sur les écrans. Ce film relate une période de la vie de Marilyn Monroe au moment où, venant juste de se marier avec Arthur Miller, le dramaturge, elle commence un nouveau tournage plutôt éprouvant avec une autre mythe, Laurence Olivier. L’entente entre les deux acteurs est perturbée, Olivier ne supporte plus les caprices et retards de Marilyn et elle, est pétrifiée rien qu’à l’idée de tourner. C’est durant cette période que Marilyn va fréquenter le troisième assistant réalisateur de Laurence Olivier et c’est de là que commence une relation charnelle entre les deux et qui ne durera qu’une semaine au grand dam du jeune assistant.

Je dois avouer que ce film est l’une de mes plus grosses déceptions de ce début d’année. En sortant de la salle, je me suis dit quelle mascarade, car ce n’est certainement pas un biopic sur Marilyn comme on a voulu nous le vendre mais une vulgaire histoire insipide entre un jeune homme et la star non mais franchement qu’es qu’on en à faire de cette histoire ! De plus, à travers certains livres et biographies traitant de Marilyn, j’avais développé en moi une certaine compassion envers la star mais, dans ce film, son personnage est capricieux, insupportable, bête, sans charisme en clair, loin de l’idée que je me faisais d’elle. Il y a l’histoire qui est certes insipide car elle traite d’une période peu intéressante, le tournage d’un navet entouré par deux mythes, il y également le fait que l’acteur qui joue le jeune assistant, amant d’une semaine de Marilyn, est plat, sans charisme bref il sert à rien. Seule qualité de ce film est le duo entre la lumineuse Michelle Williams et Kenneth Branagh excellent en Laurence Olivier, les seules scènes intéressantes sont celles où le duo joue ensemble.

Enfin voila belle déception !

 

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L’étrange exposition de Tim Burton

Cette année Tim Burton arrive en force avec deux films et une exposition riche d’archives retraçant l’univers créatif et l’imaginaire débordant d’un réalisateur unique. Après le succès  fulgurant de cette exposition à la MoMa ( Museum of Modern Art) à New York c’est à  Paris et dans la Cinémathèque Française que Tim Burton se dévoile et nous livre ses secrets de fabrication. Ainsi, étant une inconditionnelle de Tim Burton, je me suis ruée à la Cinémathèque Française et j’en suis ressortie comblée et fascinée…

Tout d’abord, la force de l’exposition est de proposer énormément d’archives, d’éléments personnels du réalisateur ce qui nous permet de nous immerger directement dans l’univers de l’artiste. Ensuite, il y a des perles rares comme des videos inédites avec les premiers courts métrages de Burton avec le fameux Vincent ; un court-métrage excellent, un épisode sur La triste fin de l’enfant huître aussi, très interessant.

Outre le coté animation et vidéo, on découvre également à travers cette exposition une autre facette du réalisateur qu’on connaissait moins à savoir le talent fou de Burton en tant que dessinateur, on peut y voir  de nombreux dessins morbides, des histoires drôles, ironiques et captivantes. Ainsi, on perçoit à travers l’univers morbide de Burton une forte sensibilité et un humour noir décapant ! Seul point négatif à l’exposition car il en faut bien un, c’est que l’exposition est trop courte et certains films récents, que j’adore comme Big Fish sont mentionnés, mais pas autant étudiés que les premiers films de Burton.

Une expo et un univers unique à ne rater sous aucun prétexte !

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La Taupe de Tomas Alfredson

Une adaptation d’un roman de John Le Carré ? Cool. Un film de Tomas Alfredson ? Enfin ! Un film avec Gary Oldman, Colin Firth, Tom Hardy, John Hurt…bref tout le meilleur des acteurs anglais ? Génial ! Voila tout est dit ou presque…

Après l’excellent Morse, Tomas Alfredson nous revient avec un vrai polar de l’époque et c’est fascinant. Le film quoi que bien complexe raconte l’histoire qu’un ex-agent secret à la retraite, George Smiley ( Gary Oldman) qui, est réengagé par le gouvernement afin d’enquêter sur les agents avec qui il a travaillé et de trouver la taupe au sein du service. Mais Smiley est bientôt rattrapé par d’anciens souvenirs et des liens avec un redoutable espion russe, Karla. Alors que l’enquête de Smiley est au point mort, Ricki Tarr (Tom Hardy), un agent de terrain en infiltration, tombe amoureux d’une femme qui dit détenir des informations cruciales sur la taupe.

Malgré la complexité du scénario, Alfredson réussit comme il avait fait précédemment avec  Morse où il a révolutionné l’univers du film vampire. Cette fois-çi il révolutionne le film espionnage de guerre froide, sans artifices. En effet, le héros ( Gary Oldman) est un Derrick à la sauce Alfredson, ne cherchez pas d’action car il n’y en a pas. Smiley est un anti-héros par excellence et ce genre de film revisité est vraiment intéressant. De plus, la mise en scène est soignée, les plans, les dialogues sont riches, le récit de Ricki Tarr amoureux est sublime, un passage à ne pas rater. Ne cherchez pas non plus à tout comprendre car c’est impossible de tout saisir laissez vous juste porter dans cette ambiance assez spéciale.

Et enfin les acteurs, que dire de ce concentré et d’acteurs british aussi bons que persuasifs. Un concentré du cinéma anglais avec ses trois âges d’acteurs  à savoir, ceux dont la renommée n’est plus à faire comme Gary Oldman, John Hurt celui qui représente la nouvelle ère du cinéma anglais, Tom Hardy qui, à chaque fois est méconnaissable et bluffant et le « entre-deux âges », Colin Firth, récemment oscarisé pour le Discours d’un roi.

Que dire de plus, allez y, courez-y et dites moi que j’ai raison…

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The Descendants d’Alexander Payne

Après l’épicurien Sideways, Payne nous présente son nouveau film familial sous fond hawaien, The Descendants. Le film traite d’un père, qui, suite à l’hospitalisation de sa femme, plongée dans un coma artificiel depuis son accident, décide de se donner une seconde chance et de renouer des liens avec ses filles et à la vie de famille. Mais le jour où l’une de ses filles lui apprend que sa mère avait une liaison, le père, effondré, décide de tout quitter et partir à la recherche de l’amant de sa femme.

Malgré le talent d’un réalisateur et des acteurs, le film ne prend pas, on s’ennuie. Tout d’abord, l’histoire est, somme toute, assez banale, rien là de très novateur. En effet, le père, qui, via un déclencheur, à savoir l’accident de sa femme, va décider de changer… c’est un peu du déjà vu. Après Payne a voulu planter son histoire dans un décor atypique et exotique, Hawai, avec tous ses clichés et la musique hawaïenne en fond, c’est carrément insupportable. De plus, la fin est bien évidemment attendue,  sans suspense et par moment grotesque, enfin il y a vraiment là, rien de très interessant.

Toutefois, il y a certaines choses dans le film à ne pas négliger, les acteurs. En effet, George Clooney est émouvant et étonnant on a pas l’habitude de le voir dans ce genre de rôle et c’est surtout ses filles dans le film, à savoir, l’aînée, Shailene Woodley et la petite cadette, Amara Miller qui sont toutes les deux époustouflantes de justesse et complètement bouleversantes.

En bref, rien d’original dans ce road movie hawaïen si ce n’est la découverte de deux actrices et d’un George Clooney toujours impeccable. What else ? Nothing.

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La Page Blanche de Pénélope Bagieu et Boulet

Après l’agréable Ma vie est tout à fait fascinante et la série comique des Joséphine, Pénélope Bagieu nous présente une nouvelle bande dessinée  plus complexe, en collaboration avec l’auteur Boulet.

C’est l’histoire d’une jeune fille assez banale qui un jour se réveille sur un  banc de Paris et qui ne sait plus qui elle est, elle est devenue amnésique. Ainsi, tout au long du récit, la jeune fille va chercher et disséquer tous les éléments autour d’elle afin de comprendre qui elle est et comment et pourquoi son amnésie s’est manifestée. Ce récit est un voyage initiatique sur la quête identitaire qui raconte une histoire mais aussi dénonce l’uniformisation, la banalisation de l’humain et de notre monde où tout le monde se ressemble.  Outre l’aspect assez critique de l’histoire qui est assez intéressant et rare pour une bande déssinée, l’ histoire ressemble par un moment à un polar, car il y a pas mal de  suspense. Un suspense entouré de scènes hilarantes, coquasses et vraiment bien vues. On arrive facilement à s’identifier au personnage car elle vit des scènes de la vie courante identiques à celles qu’on a pu vivre à l’instar des Josephine on  y retrouve vraiment l’univers de Bagieu et c’est vraiment agréable et amusant.

De plus, le graphisme est également assez proche des précédents albums de Bagieu, avec ses personnages mais avec cette fois-çi avec plus de détails. La patte de Bagieu devient de plus en plus pointue et fine et elle nous présente une bande dessinée vraiment complète.

Cependant, cette bande déssinée est certes, complète mais je trouve la fin un peu rapide à mon goût. En  effet, en une seule page, on nous explique un peu de manière partielle et expéditive le pourquoi du comment et c’est si rapide, que même, à la fin, je me suis demandée si il ne manquait pas des pages dans mon album enfin c’est vraiment dommage car avec tout ce suspense tout au long du récit, on reste un peu sur notre faim. J’aurais aimé une fin plus fantaisiste ainsi qu’une suite après l’explication du phénomène, ça n’aurait pas été superflu.

 

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J. Edgar de Clint Eastwood

C’était un des films les plus attendus de ce début d’année et ce fut ma première déception de ce début d’année. Faut pas croire, un bon acteur et un bon réalisateur n’aboutisse pas automatiquement à un chef d’œuvre ! La preuve, ce film, J. Edgar, qui, pourtant se présentait sur papier comme captivant. En effet, le film relate la vie de J. Edgar Hoover, l’un des hommes les plus puissants du siècle dernier car il fut à la tête du FBI pendant près de 48 ans.

Ce film traite du personnage dans toute sa complexité ; son homosexualité, sa paranoïa, son despotisme. Mais bon, sinon rien de bien intéressant car Eastwood ne traite que d’une partie de la vie du personnage. Il y a rien à dire sur les acteurs qui sont excellents ; Léonardo Dicaprio, qui comme à son habitude, campe à la perfection son personnage, à la fois dans la voix, la posture et le physique mais cela ne suffit pas malheureusement, on s’ennuie un peu en écoutant ce vieillard raconter sa vie. Je m’attendais à plus de manipulation, d’action et de choses à découvrir sur le personnage bref, un réel biopic, là on a l’impression qu’il manque quelque chose au film. De plus, les personnages sont affublés d’un maquillage assez grotesque quand ils sont vieux est-ce que c’est un fait exprès de la part de Clint Eastwood ? Peut être, espérons car c’est vraiment trop gros et risible.

Dernière chose que je trouve également dommage c’est que Léonardo Dicaprio, qui, comme Michael Shannon, n’a pas été nommé dans la course aux oscars enfin, peut être que cela laissera une chance supplémentaire pour Dujardin…

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Take shelter: l’apocalypse selon Michael Shannon

Ce début d’année commence bien avec l’arrivée de Take Shelter, qui, dévaste tout sur son passage. A la fois original, profond, humain et inattendu, ce film mérite amplement qu’on s’y intéresse. Il traite d’une famille dite « parfaite » mais, du jour au lendemain le père de famille est sujet à des hallucinations apocalyptiques et de violents cauchemars. Son comportement peu à peu change et entache ses relations avec les autres jusqu’à le pousser au bord de la folie. Il croit que la fin du monde est proche et décide pour cela renover son abris anti atomique.

Tout d’abord, on doit souligner l’immense performance de Michael Shannon, le « psycho » du septième art qu’ on a déjà  pu remarqué dans le sublime Noces Rebelles de Sam Mendes où il jouait déjà le rôle d’un fou. Shannon est içi époustouflant, flippant en même temps attachant bref, un rôle qui lui sied à merveille. On n’est quand même un peu déçu de ne pas le voir en lice pour les oscars car il le méritait amplement tout comme Ryan Gosling mais bon là c’est une autre histoire. Donc, on retrouve également face à Michael Shannon, la lumineuse Jessica Chastain dans le rôle de sa femme carrément noyée qui est prête à tout pour aider son mari, elle est vraiment touchante et apporte une certaine douceur et une lumière au récit.

De plus, il faut également noter que l’histoire en elle-même est captivante ; une famille ordinaire dans laquelle, le père est victime de visions extraordinaires… ça suscite la curiosité. Pendant tout le long du récit on se demande es que le père est complétement parano ou simplement devin ?  En clair, le suspense est là et on a hate de connaitre le fin mot de l’histoire. En outre, le film est également intéressant car il nous livre une fin inattendue à couper le souffle, carrément flippante. Et pour finir, le film nous offre des scènes post apocalyptiques très soignées et très réussies. Donc, un film de début d’année, de grande qualité à ne pas négliger !

 

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Amy Winehouse : a hidden treasure

Six mois après sa mort, Amy Winehouse nous revient en songe via ce magnifique album posthume ; Lioness : Hidden Treasures. On avait peur que ce soit un pur produit marketing profitant lâchement de la mort prématurée de sa star à l’instar de Michael Jackson mais c’est tout le contraire. En effet, cet album est un puissant hommage à la Diva avec une compilation de chansons inédites aussi belles qu’émouvantes telles que Our day will come, Between the cheats ou encore Will you still love me tomorrow ? Il y a  aussi des morceaux assez intéressants et étonnants tels que Valérie et The girl from Ipanema qui n’ont de cesse de nous rester dans la tête pendant toute la journée. On peut y découvrir également de véritables trésors cachés avec les chansons originales de Wake up alone ou encore Tears dry on their own.

En outre, ce qui est interessant dans cet album c’est qu’il mélange de nombreux genres avec des titres soul, motown, raggae, rap qui vont à merveille avec le timbre de la chanteuse. Le plus étonnant morceau est la chanson Like smoke en featuring avec le rappeur Nas qui est vraiment bon. Il y a également un titre à absolument ne pas rater c’est A song for you, dernière chanson enregistrée par la chanteuse car elle est déchirante, la voix d’Amy Winehouse est à son apogée, elle est transcendante et nous donne carrément des frissons.

Dernier trésor de l’album, c’est Amy, qui parle pendant l’enregistrement à la toute fin de l’album ce qui nous donne l’impression de sentir réellement sa presence. Ainsi, cet album est un vrai bijou, un album qui confirme le mythe Winehouse, un album à conseiller aux fans et ainsi qu’ aux néophytes qui peuvent également découvrir une chanteuse unique, bouleversante, impossible de détester.

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Shame de Steve McQueen

Trois ans après le percutant Hunger, Steve McQueen revient avec un deuxième film plus intime, Shame. Vous allez me dire mais Steve McQueen c’est pas le mec qui joue dans Les Sept mercenaires, il est vivant ? Mais non là je vous arrête tout de suite, c’est pas Steve McQueen l’acteur mais le réalisateur ! Son nouveau film traite d’un thème presque inexistant au cinéma à savoir l’addiction au sexe. En effet, on a eu des films sur  l’addiction aux drogues, à l’alcool mais le sexe c’est un thème beaucoup plus rare, qui reste encore tabou. Mais j’avoue avant d’aller le voir  j’avais une petite aprehension sur le traitement du thème, j’avais peur que ce soit un film bâclé pourvu de pleins de clichés…Mais heureusement, McQueen gère son sujet sans trop de poncifs avec une certaine pudeur, plus dans la douleur.

L’histoire traite de la solitude d’un homme face à sa maladie, à ses pulsions, à son obsession sur le sexe. Mais l ‘arrivée de sa soeur dans son appartement chamboule son quotidien bien organisé. Ce qui est intéressant dans son film c’est  que Steeve McQueen tout le long ne cherche pas à expliquer  le pourquoi du comment de sa maladie mais juste dresse le portrait d’un homme phagocyté par sa maladie et muré dans son mutisme. Ainsi, comme vous avez pu le remarquer, j’ai vraiment adoré ce film poignant car, tout d’abord, la force de ce film réside dans le fait qu’il ne traite pas juste d’un homme et de son addiction mais il cherche également à critiquer et dénoncer notre société. En effet, McQueen pointe du doigt une société individualiste et capitaliste, renfermée sur elle même, une ambiance de travail impersonnelle, des décors froids, faux, aseptisés, une société qui s’achète et se vend.

De plus, Michael Fassbender, qui, plus je le vois plus je l’adore, bluffant dans Hunger, il est impressionnant dans Shame, tout se passe dans son regard et ses silences. En outre, il sait également jouer avec son corps comme d’un instrument, à l’instar de la manière dont il jouait dans Hunger. La performance de la lumineuse Carey Mulligan est également  vraiment touchante en soeur « bordeline » qui, elle aussi, au fur à mesure de ses rôles confirme son statut de  future grande actrice.

En outre, Steve McQueen gère sa mise en scène et ses plans fixes sont vraiment intéressants et ce  qui donne l’impression au spectateur de faire partie du quotidien du personnage et d’entrer dans son intimité. De plus, cette intrusion dans sa vie privée crée en nous un réel sentiment d’empathie envers le personnage, on a pas le sentiment de pas voir un obsédé sexuel mais plus un homme malade qui souffre en silence.

Un film rare, poignant, inoubliable…unique  !

 

 

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